Archives pour la catégorie L’enceinte fortifiée

Insomnie

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Après l’agitation due au festival des marionnettes (que je n’ai pu beaucoup vous présenter, veuillez m’en excuser), la ville reprend subitement son ambiance habituelle et chacun retrouve ses habitudes: certains ont repris leur quotidien, doux et rassurant, quand d’autres sont partis pour des contrées inconnues et pleines de nouveaux regards.

Seuls quelques-uns, plus rares, sont encore un peu sonnés, déstabilisés, paumés… C’est à ces derniers que j’offre le cliché de ce soir, pour qu’ils retrouvent leur sérénité, en leur offrant la plus jolie des vues de Charleville-Mézières (enfin, ce n’est que mon avis)

Le ciel bleu de ce soir y est doux, même si l’on sait que le gris viendra encore, toujours…

Les vieilles pierres y sont rassurantes:  si stables et immuables…

L’eau et ses reflets nous offrent le regard essentiel qu’il faut que l’on porte à soi-même,

Enfin, l’éclat des géraniums est la miette de couleur qui nous indique que là-bas, sous l’arche, la lumière n’est pas loin…

 Et puis, si malgré cela, le retour à la réalité est compliqué, qu’ils s’enfoncent dans le creux de leur lit:

un somme nie…

Parce que le prévu cache toujours de l’imprévu…

Chers amis Blogueurs,

En ce week-end très spécial des journées du patrimoine, une jolie surprise s’est offerte à moi. J’étais partie visiter un site qui me tenait à cœur (mais dont je tairais le nom pour ne froisser personne) quand la visite se révéla  inaudible et ennuyeuse. Au terme d’une heure difficilement vécue, nous (une amie et moi-même) quittâmes les lieux discrètement (ou presque! car rattrapées par un des bénévoles qui voulaient nous faire la promotion de leur association de sauvegarde du patrimoine de…)

Le froid avait transpercé nos habits, le plaisir de la découverte culturelle avait fui nos cerveaux humides, nous nous apprêtions donc à regagner la voiture, lorsque tout-à-coup… des têtes surgirent en haut de la tour Milard! Quoi? Accéder au sommet est donc possible? Je plongeai avec vigueur ma main dans mon sac, attrapai le programme de visites du week-end, lus et relus… Rien d’indiqué… Qu’à cela ne tienne! Mon amie hèla un gentil jeune homme en uniforme et hop! en un rien de temps nous étions en train de découvrir les entrailles et le sommet d’une tour qui fut construite au XVIème siècle autour d’une autre tour datant elle du XIII ème.

Surprenante visite d’une tour que j’ai contournée tant de fois sans imaginer la pénétrer un jour…

 

 

L’ivresse délivre…

 

En prévision d’insomnies futures, je suis allée renouveler mon stock de compagnons nocturnes, dans ma bibliothèque de quartier.

C’est en tournant au coin de la rue, à l’ombre (salvatrice) d’un haut mur, que j’ai été tout à coup frappée ! Je ne vous ai jamais présenté ma bibliothèque de quartier !!! C’est qu’elle mérite bien un détour, logée dans des murs historiques où l’on tentait d’empêcher… les invasions. Elle propose aujourd’hui l’évasion… (dessein qui me convient mieux !)

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La voici donc, la mystérieuse, blottie au sein de la Tour Neuve. Si je peux ce jour vous la présenter, c’est grâce à mon amie que je remercie ici! (« Merci, Déesse du dieu informatique, et que jamais tu ne me quittes! »)

Petit topo historique: Cette tour, construite au XVIIIème siècle, permettait d’ouvrir les fortifications sur l’Est. On devine sur l’arrière l’emplacement du pont levis… Elle fut accolée, lors de sa construction, à la Porte Cauchiette construite au Moyen-Age, qui était à l’origine plus haute. L’évolution de l’artillerie lui valut d’être « étêtée » et une terrasse fut amenagée pour supporter le poids de ces nouvelles armes, ma foi fort dissuasives: les canons… Cette terrasse est d’ailleurs offerte aux lecteurs qui souhaitent bouquiner dans ce lieu… insolite ! (attention au soleil… chaleur étouffante!)

Enfin, à l’étage, vécut Gaspard Monge. Ça ne vous dit peut-être pas grand-chose..  Eh bien, ce n’est pas seulement un nom gravé sur une plaque de rue. C’est surtout un mathématicien du XVIIIème, créateur de la géométrie descriptive (j’adore!), acolyte de Napoléon en Égypte, et dont les cendres dorment quelque part au Panthéon.  Bref… Je vous entends déjà bougonner! Ce n’est, certes, pas une information transcendante pour des gens comme vous et moi mais tout de même !

Imaginez… Quel plaisir, lorsque je flâne entre les rayonnages, de me laisser imprégner par les différentes strates du temps qui s’écoula, là…

Que de personnes en ce lieu…

Que de destins, de drames, de larmes, et de joies j’espère…

Que de rêveries qui me bercent au moment du choix de mes lectures…

A l’ombre des hauts murs…

En cette veille de juillet, voici une idée de promenade pour ceux qui chercheraient prochainement un peu de fraîcheur (ne souriez pas, cela pourrait venir vite… ou pas!). Découvrez ici quelques pans restants de la forteresse de Mézières qui fut construite, et sans cesse réaménagée, de l’an 899 (date de construction du premier château) à l’an 1884 (date du déclassement de la place de Mézières et début du démantèlement).

Ces quelques clichés n’offrent qu’un petit aperçu de ce qui fera sans doute l’objet, dans quelques temps, d’un circuit touristique aménagé…

Parce que Charleville-Mézières n’est pas qu’une Place, Ducale soit-elle… Mais cela, blogueurs fidèles, vous l’aviez compris!

 

 

Vous découvrez en rouge sur le plan, les vestiges visibles encore de nos jours. Une infime partie d’un bel ensemble…

 

Des architectes qui perdent la tête…

Chers amis flâneurs,

En me rendant à une conférence sur l’Art Déco (sur lequel je ferai un petit article, bien sûr), je suis tombée sur la face cachée d’une abomination: la Porte de Bourgogne! Cette porte est l’un des anciens vestiges de l’enceinte fortifiée de Mézières. Mais je vais vous conter mon effarement dans l’ordre temporel où il m’est apparu…

Souvenez-vous…

C’était un joli jour du mois d’avril, le 26, où lors d’une promenade écologique , j’avais découvert en bord de Meuse une ancienne porte un peu perdue au milieu des immeubles…

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Porte de Bourgogne côté Meuse

 J’avais alors été surprise qu’un tel témoin du passé ne soit pas mis en valeur, que son accès ne soit indiqué aux promeneurs et aux touristes… J’avais alors cherché, sans succès, l’entrée du chemin qui me mènerait sur l’autre rive, pour admirer de plus près cette porte (dont j’appris par quelques recherches qu’elle date de 1273).

C’est donc deux mois plus tard, par un heureux hasard, que je me suis stationnée au pied d’un bien étrange immeuble…

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Non, vous ne rêvez pas! Cet immeuble repose sur des piliers invraisemblablement différents… puisqu’ils ont quelques centaines d’années d’écart!

Mais qu’est-ce que c’est que cette horreur?!?

J’avance de quelques pas qui font progresser mon raisonnement… Je me repère dans l’espace… Je comprends (enfin!) que je suis de l’autre côté de la Porte de Bourgogne… je m’avance sous l’immeuble, j’entre dans la porte…

Quelle incroyable construction! Quel effroyable gâchis… Qui a pu décider d’un tel manque de goût? (excusez ma prise de position!)

Pourtant des incohérences montrent une prise de conscience réelle à l’époque de la construction du HLM: le classement aux monuments historiques des tours de l’enceinte fortifiée date de 1926; les piliers soutenant l’immeuble permettent de voir  les voûtes  et de traverser la Porte… Massacrer en conservant… Curieuse volonté …

J’espère qu’une personne aussi engagée que celle qui a pris cette décision dans les années 1960 saura, dans le cadre de revalorisation de l’enceinte et dans l’optique du classement en « ville d’Art et d’Histoire », rectifier cette malheureuse association…

A moins qu’elle ne soit désormais considérée comme témoin d’un possible mélange architectural…




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