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Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics…

La curiosité que j’ai choisie de vous présenter aujourd’hui, juste avant de filer au travail, est un banc;  objet du mobilier urbain ô combien essentiel pour que se tissent des liens entre les personnes… Pourtant,  il est souvent taggé, squatté par des jeunes qui, de leurs pieds embaskettés, salissent l’assise, ou encore occupé par quelque « vague à bond » endormi (ah, pardon, on ne dit plus vagabond mais sans domicile fixe,c’était pourtant tellement plus poétique…).

Il est bien rare d’y apercevoir un couple d’amoureux, mis-à-part ceux qui délaissent leur cours de sciences pour une mise-en-pratique plus vivante de leur leçon de choses.

 

 

Support artistique pour jeunes qui s’ennuient

         (euh… qui s’expriment, pardon!),

              Objet délaissé par des hommes trop pressés,

                  En  bois gravé, en fer rouillé, en béton armé…

                           Le banc est finalement mis au ban!

 

 

Y être assis vous rend suspect. Il y a ceux qui baissent la tête ou accélèrent pour ne pas regarder celui qui s’y est installé; ceux qui imaginent que, parce qu’on est là, on n’a rien d’autre à faire d’intéressant; ceux enfin qui  vous aborderont uniquement pour vous demander une cigarette ou quelques euros…

Mais on peut changer tout cela et rendre à cet objet sa fonction altruiste.  Tentons ensemble l’expérience pour inverser la tendance. Cet après-midi: Tous sur un banc (pendant qu’il y a encore du soleil!)!!!

Attardons-nous. Prenons le temps de regarder la vie flâner. Sourions, saluons. Abandonnons-y un livre et… Revenons-y jour après jour.

Et peut-être qu’alors, à l’image de celui que j’ai enfin pu photographier (car il est rarement disponible et pour cause!), le banc nous offrira toutes les jolies rencontres dont nous rêvons, tranquillement enfermés à l’abri des autres…

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Le Chemin de la Liberté

Chers amis flâneurs,

De retour de mon périple estival, je vais, une fois n’est pas coutume, partager avec vous l’un des endroits qui m’a touchée pendant ces quelques jours loin de Charleville. Gagnons donc les Pyrénées ariégeoises où j’ai pu arpenter de nombreux sentiers de randonnée.  Parmi eux, j’ai emprunté le chemin de la liberté, moi si enthousiasmée quand d’autres l’ont pris apeurés…

Le Chemin de la Liberté dans Epopées en d'autres contrées p1080011-225x300

J’ai suivi le chemin de ces hommes et de ces femmes qui, lors du second conflit mondial, voulaient rejoindre l’Espagne, quoi qu’il leur en coûte… J’ai mis mes pas dans leurs traces, j’ai laissé mes sentiments rejoindre les leurs… J’ai commencé à avoir froid. J’ai commencé à prendre peur…

 Quatre heures bientôt que l’on marche, ce deuxième jour. Etienne poursuit avec courage. Je suis fière de mon petit bonhomme. Il me parle  mais je me sens lasse et je n’arrive plus à me concentrer sur cette histoire qu’il me raconte…  Personne ne dit mot. Chacun avance dans un mutisme pesant, angoissant. Seul Etienne est intarissable. Le passeur le laisse faire. Le torrent couvre le flot de ses mots et je crois que personne ne l’entend.

Il ne voulait pas l’emmener, « pas un enfant! » m’avait-il dit, lorsque nous nous sommes présentés au lieu de rendez-vous. Mais quand j’ai commencé à les suivre, avec sa main dans la mienne pour décupler ma détermination, que pouvait-il me dire? Que pouvaient-ils tous faire qui ne nous aurait fait repérer par quelque patrouilleur ? J’ai laissé une vingtaine de mètres entre eux et nous et notre ascension a commencé…

Un taon se pose sur son dos, un de plus. Je le balaie, du bout des doigts, mais il s’échappe et se repose sur son épaule. Je tape cette fois du plat de la main. Un peu trop fort, je le sais bien. Une vague de colère  monte en moi. Qu’il s’en aille! Qu’il nous laisse en paix! Je me sens si impuissante… Ne pourrions-nous cesser d’être traqués? Ce taon cristallise toute ma haine, toute la violence qui nait de mon impuissance. C’est alors qu’Etienne me demande, avec son émerveillement indéfectible pour tout ce qui l’entoure:

« S’il nous pique, c’est qu’il a besoin de notre sang pour se nourrir? ».

Je m’entends lui répondre un vague « peut-être ». Je ne suis plus vraiment là… Alors,  avec l’innocence et l’amour des autres que je n’ai plus, il me dit:

« Il ne faut pas lui en vouloir, il est comme ça. Il est comme nous, il n’y peut rien ».

Le temps s’écoule lentement. Le temps n’existe plus. Le chemin s’est rétréci. Depuis quand Etienne marche devant moi? Je tremble à l’idée qu’un de ses pas, un peu plus fatigué, ne le jette dans ce versant abrupt que nous longeons. Je regarde mon petit, tellement si grand. Il marche. Il continue. Coûte que coûte…

Il marche et la spirale du temps me ramène soudain à ma réalité. Je m’aperçois que rien ne nous menace, nous marchons, nous sommes en 2013, et tant de choses, finalement insignifiantes, me font pourtant peur …

Le chemin de la liberté est une randonnée balisée de St Girons (Fr)  à Sort (Esp). Il faut compter 27 heures de marche, dans des conditions parfois très difficiles. Chaque été, en juillet est organisée une rando « commémorative » de 4 jours. A noter dans les agendas…

« Ensemble, c’est tout… »

Outre le livre et le joli film qu’il inspira, « ensemble, c’est tout » pourrait aussi être un état d’esprit! C’est une expression qui, je trouve, définit bien la naissance de Charleville-Mézières, ville finalement  « jeune » puisque née en 1966.

Je vous ai souvent parlé ici de Charleville ou de Mézières, mais sachez que leur union pour ne former qu’une engloba d’autres communes. Elles furent cinq à se jeter dans l’aventure. Ce ne dut pas être simple: réussir à s’oublier, accepter de perdre un peu de son identité, s’effacer pour mieux se fondre dans ce qui ne deviendra qu’une entité…

Mais le résultat est là, une ville importante, dynamique et qui se débat pour combattre ses démons actuels!

J’oublie donc volontairement aujourd’hui les deux plus importantes communes, qui monopolisent souvent le contenu de mes articles, pour ne vous présenter que les trois plus petites et discrètes, disparues lors de cette fusion.

Voici donc Mohon (prononcez  « MÔn » comme les locaux si vous voulez vous faire comprendre! Croyez-en mon expérience…), ville ferroviaire par excellence  (mais cela justifiera un article tôt ou tard) qui ne comptait pas moins de 9000 habitants à l’époque;

Montcy-Saint-Pierre (qui abritent certaines de mes racines…), à l’ambiance encore très « villageoise », qui comptait 2300 habitants;

Et Etion, la plus discrète de toutes avec, à peine, 800 âmes à l’époque.

Voici donc en images (encore et toujours…) ceux qui sont aujourd’hui devenus des quartiers.

Sachez qu’un an auparavant , en 1965 (pour ceux qui n’auraient envie de faire des calculs), la commune du Theux avait fusionné avec Mézières. Mais, voilà, je ne vous présente que les communes de la dernière fusion! Il faut savoir se réfréner, et c’est toujours là mon problème…

L’ïle aux castors

Chers amis flâneurs,

Embarquons aujourd’hui pour un petit endroit sympathique en bord de Meuse… Il faut dire que la saison est à la découverte quotidienne de nouveaux chemins (ah, l’été!  Ses grandes résolutions sportives  et du coup… ses petits joggings!).

On ne s’en aperçoit pas facilement mais Charleville-Mézières est une ville peinte en vert et bleu! Les méandres de la Meuse, les canaux et les douves, et les innombrables chemins qui  serpentent un peu partout. Il suffit juste d’en connaître les accès… ( Ne manquerait-il pas un peu de signalisation et de parcours banalisés?)

Mais le temps de vous livrer ceci et nous voici déjà à la lisière nord de la ville, près de Montcy-Notre-Dame, parvenus au but de notre voyage…

Un petit coup d’œil au-dessus du pont et l’on aperçoit l’île Saint-Pierre, rebaptisée l’île aux castors depuis qu’en 2003 ces rongeurs (venus de Belgique) s’y sont installés et ont colonisé l’endroit. L’histoire est plaisante…C’est ce que l’on nommerait  une délocalisation réussie (en langage économique) ou encore…  refaire sa vie (pour nous espèce humaine)! Il y a bien quelques désagréments (du genre « massacre à la tronçonneuse ») mais la ville trouve des solutions pour une cohabitation réussie sans risque pour les berges et les arbres…

Emprunter le chemin qui lui fait face permet d’apprécier le charme de l’endroit et de tenter, avec un peu de chance, d’en apercevoir un… Ce ne fut pas mon cas! Sans doute ma mince chance de réussite (ils sortent surtout à la pénombre) a été anéantie lorsque j’ai poussé un cri (évitant de justesse un bain improvisé). Mais j’ai pu rencontrer une autre famille très touchante:  « la vilaine famille du joli petit canard »!

Bref… Voici le tout en images avec, de surcroit, quelques photographies offertes par une amie qui a pu, avec patience et obstination, voler, à nos chers amis, quelques moments de leur intimité…

 

 

Macaron sucré… Mascaron amer…

Macaron sucré... Mascaron amer... dans Lieux et petites histoires img_2416-224x300

quelque part Rue Bayard

Pourquoi cette grimace, toi qui les regardes passer ?

Ces trottoirs qu’ils arpentent leur permettent d’avancer.

Si certains ont le souffle court, si leur visage est défait,

C’est assurément pour,  un secret, bien garder.

N’essaie pas de savoir ni même de consoler !

Chacun d’eux a ses peines, ses espoirs, ses regrets.

 

Pourquoi faire cette moue, toi qui nous regardes passer ?

Notre tête est trop basse, nos mentons sont rentrés ?

Sais-tu que c’est par peur des autres affronter :

La solitude d’un être est un abri rêvé.

Il connait sa survie, il sait se protéger.

Sans doute trop meurtri, il préfère ignorer.

Quand il tend la main, une faute il commet.

 

Pourquoi faire cette tête, toi qui me regardes passer ?

Je ne suis pas différente dans tout ce défilé.

Si un instant je m’arrête pour prendre ce cliché

C’est que dans ton visage, je n’ai pas vu la paix.

Tu sembles triste pour l’éternité…

Qu’a-t-on bien pu te faire pour être ainsi figée ?

Sans doute aurais-tu dû savoir te protéger…

La recette des petits bonheurs…

La saison des Festivals est déjà avancée et je n’ai pris le temps de vous présenter ce que vous découvririez si , ici, vous veniez…

C’est qu’il est temps que je leur fasse de la pub’ car les festivals, cette année, frôlent la désertion (j’exagère à peine, vous me connaissez! Ou pas d’ailleurs…). A l’image des Vieilles Charrues (amis Bretons, je vous salue…), nos festivals locaux souffrent aussi de réservations en berne! Le Douzy’k a même été annulé le week end dernier: Olivia Ruiz, Balthazar et les autres n’ayant pas fait le Buzz! (excusez, mais le sujet de l’article m’impose un langage plus d’jeuns qu’à l’accoutumée!)

Voici donc trois prochains rendez-vous,aux programmations si diverses, qu’il en est bien une qui vous attirera… Et puis, dans le cas contraire,  posez-vous au hasard d’une pelouse, il y a toujours de jolies découvertes musicales à faire.

Attention! Pour les deux premiers, c’est maintenant!!!

La recette des petits bonheurs... dans Arts vivants img_2318-300x225
C’est maintenant!

Les 26 et 27 juillet à Fumay! Entrée gratuite.

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Même soir , ambiance différente!!!! Sur l’esplanade des fils Aymon, au coeur de la légende…

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Du 22 au 25 août, en plein cœur de Charleville-Mézières. Ambiance extraordinaire, valeurs exemplaires!!!

L’ivresse délivre…

 

En prévision d’insomnies futures, je suis allée renouveler mon stock de compagnons nocturnes, dans ma bibliothèque de quartier.

C’est en tournant au coin de la rue, à l’ombre (salvatrice) d’un haut mur, que j’ai été tout à coup frappée ! Je ne vous ai jamais présenté ma bibliothèque de quartier !!! C’est qu’elle mérite bien un détour, logée dans des murs historiques où l’on tentait d’empêcher… les invasions. Elle propose aujourd’hui l’évasion… (dessein qui me convient mieux !)

L'ivresse délivre... dans L'enceinte fortifiée img_24551-300x225

La voici donc, la mystérieuse, blottie au sein de la Tour Neuve. Si je peux ce jour vous la présenter, c’est grâce à mon amie que je remercie ici! (« Merci, Déesse du dieu informatique, et que jamais tu ne me quittes! »)

Petit topo historique: Cette tour, construite au XVIIIème siècle, permettait d’ouvrir les fortifications sur l’Est. On devine sur l’arrière l’emplacement du pont levis… Elle fut accolée, lors de sa construction, à la Porte Cauchiette construite au Moyen-Age, qui était à l’origine plus haute. L’évolution de l’artillerie lui valut d’être « étêtée » et une terrasse fut amenagée pour supporter le poids de ces nouvelles armes, ma foi fort dissuasives: les canons… Cette terrasse est d’ailleurs offerte aux lecteurs qui souhaitent bouquiner dans ce lieu… insolite ! (attention au soleil… chaleur étouffante!)

Enfin, à l’étage, vécut Gaspard Monge. Ça ne vous dit peut-être pas grand-chose..  Eh bien, ce n’est pas seulement un nom gravé sur une plaque de rue. C’est surtout un mathématicien du XVIIIème, créateur de la géométrie descriptive (j’adore!), acolyte de Napoléon en Égypte, et dont les cendres dorment quelque part au Panthéon.  Bref… Je vous entends déjà bougonner! Ce n’est, certes, pas une information transcendante pour des gens comme vous et moi mais tout de même !

Imaginez… Quel plaisir, lorsque je flâne entre les rayonnages, de me laisser imprégner par les différentes strates du temps qui s’écoula, là…

Que de personnes en ce lieu…

Que de destins, de drames, de larmes, et de joies j’espère…

Que de rêveries qui me bercent au moment du choix de mes lectures…

Dérive entre deux rives…

Suivre la Meuse et ses méandres,

Apprécier les contrastes colorés,

Rêver d’ailleurs et de liberté…

Je vous livre quelques images prises dans les Ardennes d’ici et d’ailleurs… Beauté du paysage et contraste de ce que les hommes en ont fait.

Dérive entre deux rives... dans Autour de Charleville-Mézières img_2274-300x225

Petit sentier au pays des ardoisiers

img_2272-300x225 ardennes dans Autour de Charleville-Mézières
Pigments colorés entre eau et forêt
img_2873-300x225 belge

Voler vers la libre liberté...

img_2286-300x187 dinant

Dinant, l'animée

img_1659-300x225 fumay

Chambres d'hôte pour couples arrimés

 


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