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L’art Déco, oui, mais sans Damidot!

Je vous convie aujourd’hui, chers blogtrotteurs, à un petit cours d’architecture… Je ne peux prétendre vous présenter Charleville-Mézières, sans aborder les nombreuses manifestations, présentes dans la ville, de cette tendance d’après-guerre (la première) que fut l’Art Déco.

Qu’elles se trouvent principalement dans l’avenue d’Arches ou dans le quartier Gambetta, les maisons et bâtisses construites à l’issue de la 1ère guerre mondiale entrent dans ce grand courant artistique qui influa non seulement l’architecture, mais également la décoration, l’ameublement, la mode et l’art en général.

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Le but de mon article du jour est de vous initier (sans grande prétention!) à ce courant architectural pour vous permettre de repérer au premier coup d’oeil (ou presque!) les immeubles ou constructions datant de cette époque. Non pas que cela puisse changer votre quotidien, mais la reconstruction des années 20, ou l’extension de nos villes  à la même époque, est tellement prégnante, pour peu que notre regard soit averti, qu’il serait dommage de s’en priver.

Commençons donc, chers élèves, avec quelques secrets découverts lors d’une conférence aux archives départementales.

1/ Observez tout d’abord, sur la photographie ci-dessus, le découpage de la façade en trois parties bien distinctes, aux proportions différentes: le rez-de-chaussée, le dernier étage et l’entre-deux.

2/ Le haut du bâtiment révèle souvent un toit à la Mansart, paré d’un fronton (élément qui dépasse du toit)

3/Les formes sont classiques et géométriques, de façon à ce que les façades soient facilement nettoyées, la grippe espagnole ayant développé une volonté  hygiéniste forte.

4/ Vous remarquez aussi la présence, extrêmement fréquente, de bow-window (ou oriel en français), ces fenêtres qui s’avancent sur la façade, en forme d’arc.

5/ Un des motifs récurrents sont les colonnettes, comme ici sur le fronton.

6/ La façade, toujours parée de bas-reliefs, s’ornent aussi de ferronnerie d’art. Appréciez donc ici (comme c’est bien dit, on croirait un guide touristique!) les garde-corps représentant des fontaines de plus en plus hautes, ainsi que la porte d’entrée.

7/ Enfin, remarquez la proportion du double-carré pour les fenêtres, très fréquente elle aussi.

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D’autres caractéristiques, comme les angles des portes et fenêtres en pan-coupés, permettent également d’identifier un immeuble art-déco. Moi, si je vous dis tout ça, c’est histoire de vous aider à  jouer les guides avertis lors d’une sortie entre amis!

Allez, on se quitte sur quelques immeubles qui vous permettront d’exercer votre regard… En attendant la création d’un parcours touristique en ville dédié à ces trésors (mais je crois qu’ils y travaillent déjà…).

 

 

 

Votre œil expérimenté aura sans doute perçu l’intrus qui s’est glissé parmi mes clichés et qui ne montre pas un bâtiment de style Art-Déco?!?

La réponse dans les commentaires…


 

 

 

 

 

 

 

Un lieu, une histoire…

Un lieu, une histoire... dans Lieux et petites histoires img_20581-220x300

Parce qu’Arthur avait eu rendez-vous avec lui une fois par mois, ici, et qu’il n’avait jamais manqué un seul de leur rendez-vous, il décida d’attendre encore un peu. il était 13h43 et il faisait lourd. Peu de piétons circulaient dans cette partie de la rue du petit bois, alors qu’en amont, près de la Place Ducale, l’agitation était grande.

Lors de leur première rencontre, ils avaient choisi ce lieu, qui pourrait paraître singulier, parce qu’il était proche de chez Arthur tout en restant assez discret. Arthur avait cru comprendre qu’une motivation plus symbolique se cachait derrière ce choix, mais il n’avait pas encore abordé le sujet avec Pierre. Il savait qu’il devait être patient et ne pas précipiter les choses. Il se contentait donc, lorsqu’ils se rencontraient, d’aborder le présent, de ne parler que des choses anodines de son quotidien, de ne poser surtout aucune question. Malgré son jeune âge, il était d’une maturité étonnante, ce qui d’ailleurs était sans doute plus un poids qu’une chance. Au contraire de ses camarades, peu d’insouciance guidait  ses actions…

Il en était là de ses réflexions lorsque, après un rapide coup d’œil à sa montre, il compris que Pierre ne viendrait pas, tout comme le mois dernier, ou celui d’avant…

Puisqu’il ne pouvait le joindre, parce qu’il n’en avait le droit, Arthur avait laissé un de ces gobelets de jus de fruit que Pierre lui offrait à chaque moment partagé. Il avait tenté de lui laisser ce signe, au cas où un empêchement serait à l’origine de ce nouveau silence…

Aujourd’hui, Arthur prenait conscience que ce silence n’était tout simplement qu’un nouvel abandon.

Bouleversé, il reprit le chemin du foyer...

Quand la ville se prépare pour le Festival Mondial…

Depuis quelques semaines déjà, la ville se pare de curieux personnages, disséminés ça et là, dans chacun de ses quartiers…

 

 

 

A chaque déambulation sa nouvelle découverte! J’imagine alors que d’autres viendront encore s’ajouter à ma collection…

Vous aviez, sans nul doute, découvert les raisons de ces installations: le Festival Mondial des théâtres de Marionnettes approche et la ville va progressivement entrer en ébullition. Alors que le chapitre « logement des artistes » semble clos, c’est donc celui de la décoration qui est ouvert! Il semblerait que cet article soit donc évolutif avec l’ajout de nouvelles photographies au hasard de mes découvertes! (je compte sur mes lecteurs Carolo pour m’indiquer les installations que je n’ai pas encore décelées…). Et pour les amateurs de marionnettes qui ne seraient sur place en septembre, je vous enverrai, par mes articles, un peu de la magie de cette manifestation!

Quand la ville se prépare pour le Festival Mondial... dans Déambulation en ville img_2083-300x225

objectif de l’été N°1: buller…

objectif de l'été N°1: buller... dans Autour de Charleville-Mézières img_20191-300x225

A l’heure où certains sont en pleine transhumance sur les routes de France, je suis toujours là, dans les Ardennes. Après les avoir tant parcourues sous la grisaille et dans le froid, je compte bien les apprécier pleinement sous le soleil! 

Pour ces premiers jours estivaux, direction donc la plage!!!

Pendant que d’autres s’entassent sur celles du Sud, bondées et surchauffées, bordées de bitume ou d’hôtels, je suis allée bouquiner sur l’une des quatre plages du département (mais certaines me sont sans doute encore inconnues).

Laissez-moi vous peindre le tableau: Me voici donc étendue au lac des vieilles forges, dans le tout récent Parc Naturel Régional, immergée au cœur de la for… Zut! C’est ce moment crucial que choisit mon appareil de prise de vues pour tomber en panne! Surchauffe ?!?Mystère… mais  vous voici donc fâcheusement privé d’images pour l’instant!

Je disais donc: J’ai posé mes petites affaires, j’ai eu le temps de prendre en photo, juste pour vous, mon installation (imaginez les regards étonnés me voyant non pas photographier le cadre idyllique mais mes spartiates et ma serviette!),  et je me suis plongée dans mon premier roman de l’été: le bonheur…

Enfin, c’était sans compter sur l’invasion d’êtres en tout genre, car l’endroit est en fait pas mal fréquenté! Je tentais néanmoins de me concentrer sur les lignes de mon bouquin, lisant et relisant plusieurs fois les mêmes mots (je crois même parfois dans le désordre!); mais il me fut impossible de résister à cette téléportation qui m’entraîna, bien malgré moi, sur les plages espagnoles de la Costa Brava: marrée noire humaine, musique assourdissante, fumeurs de narguilé et grossièretés en tout genre. J’eus heureusement le plaisir (sans ironie) d’être bercée par des mots étrangers, à l’accent non pas espagnol, cette fois-ci , mais hollandais.

Inutile donc d’avaler de nombreux kilomètres d’autoroute et de vous saigner (non, je ne verserai pas dans du Teulé!) pour louer quelques mètres carré: ambiance Côte d’Azur assurée au Lac des Vieilles Forges!

Quant à moi, j’ai fini par remettre toutes mes petites affaires dans mon sac de plage et me suis installée sur le transat de mon jardin!

Sauvage? Oui, peut-être…

 

 

 

Concert de trompettes!

Hier soir avait lieu, dans l’église St Rémi de Charleville-Mézières, un rendez-vous musical qui rassemblait des classes de trompettes de la région. L’occasion pour moi de découvrir le lieu comme ce genre de concert.

Imaginée par l’Architecte Jean racine (le père d’Édouard, vous suivez?!?) , elle fut construite en 1860 avec la pierre locale qui teinte toute la ville: la pierre de Dom. Aux dimensions dignes d’une cathédrale, elle ne m’a néanmoins pas « touchée », et peu de choses ont captivé mon attention. Remarquez simplement la chaire à prêcher (avec en son sommet la Jérusalem céleste) et un des tableaux du chemin de croix datant de 1864 et peint sur de la lave émaillée (ne me questionnez pas sur la technique… je n’y connais rien!). Enfin, chapelles et vitraux semblent intéressants mais pour ne pas troubler la prestation musicale, je n’ai pu y accéder. Peut-être sera-ce (tournure peu joyeuse mais grammaticalement correcte!) l’objet d’une prochaine visite?

 

Rencontre…

Laissez-moi vous présenter quelqu’un qui, avant de venir s’installer (définitivement ?) à Charleville-Mézières, a parcouru un long voyage. Originaire de Rome où il naquit en 1924, il connut un grand succès au  salon des artistes français et fut primé l’année suivante par l’Académie des Beaux-Arts. J’ai nommé le grand (dans tous les sens du terme)…. David!

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Raymond Delamarre, sculpteur de David, voulait reproduire un jeune sportif, comme il en observait le long du Tibre à Rome. Ce fut finalement « un frondeur », acquis par la ville de Paris  qui en fit don à notre cité Carolomacérienne pour le stade du Petit Bois.

Pour aller à sa rencontre, ne comptez pas sur le hasard de vos flâneries… Lorsque j’ai cherché à retrouver David, je l’ai trouvé installé  (remisé?) dans le stade désertique et peu engageant du Petit Bois, au magnifique (mais oublié) portail Art-déco, entre la buvette et les tribunes!

« Frondeur, ne devrais-tu te rebeller contre ce manque de considération et d’entretien? »

Notre ville a-t-elle réellement conscience de cet atout artistique qui mériterait si ce n’est un fléchage touristique, au moins une pancarte explicative… Peut-être ne serais-je pas la seule  à être émue de pouvoir rencontrer une œuvre de Raymond Delamarre. Cet artiste mondialement reconnu est, entre autre, le père du Monument à la défense du Canal de Suez situé en Egypte, ou encore du bas-relief monumental ornant la salle à manger du paquebot Normandie. Mais il a aussi à son actif créatif de nombreuses sculptures visibles dans Paris (au sommet du Palais de Chaillot, au ministère de la justice, aux Invalides, …), et tant d’autres choses encore…

 La mise en valeur de notre patrimoine artistique n’augurerait-elle pas une plus grande attractivité touristique? Enfin, moi, ce que j’en dis…

Allez, je vous quitte sur ces quelques photographies prise lors de cette rencontre

 

 

A l’ombre des hauts murs…

En cette veille de juillet, voici une idée de promenade pour ceux qui chercheraient prochainement un peu de fraîcheur (ne souriez pas, cela pourrait venir vite… ou pas!). Découvrez ici quelques pans restants de la forteresse de Mézières qui fut construite, et sans cesse réaménagée, de l’an 899 (date de construction du premier château) à l’an 1884 (date du déclassement de la place de Mézières et début du démantèlement).

Ces quelques clichés n’offrent qu’un petit aperçu de ce qui fera sans doute l’objet, dans quelques temps, d’un circuit touristique aménagé…

Parce que Charleville-Mézières n’est pas qu’une Place, Ducale soit-elle… Mais cela, blogueurs fidèles, vous l’aviez compris!

 

 

Vous découvrez en rouge sur le plan, les vestiges visibles encore de nos jours. Une infime partie d’un bel ensemble…

 

« La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée »

Je vais vous offrir aujourd’hui quelques images « volées » lors de la Fête de la Musique à Charleville-Mézières (vous avez remarqué? Toujours au cœur de l’actualité!!).

Après quelques gouttes, hier soir, le ciel s’est peu à peu éclairci… Les musiciens ont ôté les bâches qui couvraient leurs installations, les promeneurs sont sortis en nombre pour déambuler, les quartiers se sont peu à peu éveillés…

La Fête pouvait alors commencer et se prolonger jusque tard dans cette si longue nuit du solstice d’été…

Merci à tous pour ces jolies découvertes, ces moments de gaieté, ces reprises parfois originales… Bref, pour ces plaisirs partagés!

Quant au titre de mon article, vous aviez tous reconnu (hum, hum!) une citation de Platon écrite quelques 2400 années avant que Jack ne crée cette fête devenue si rapidement incontournable…


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